Travaux artistique de Stéphane Pruvot de 2016 à ...

25 juillet 2017

Steph2

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06 juillet 2017

 

Steph1

 

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Merci Papa pour la photo, Juillet 2017

Steph3

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Nu numérique (digital) juillet 2017

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Nu numérique (digital) juillet 2017

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"Île" texte de Pascal Dandois, réalisation de l'illustration Juillet 2017

ÎLE



Après que nous accostâmes sur l’île, nous la visitâmes d’un bout à l’autre, d’une rive à l’autre, et nous n’y vîmes qu’une terre désolée, recouverte d’anfractuosités crouteuses et humides d’où semblait suinter quelques étranges gisements d’humeurs variées, pâteuses et indéfinissables. Le sol était aussi recouvert de replis rocheux dont la logique tectonique nous échappa totalement, comme si les mouvements du sol avaient suivi quelques règles terrestres purement aléatoires.

C’est quand nous plantâmes notre drapeau devant le photographe, que nous y figeâmes le symbole de notre pays et de sa majesté pour y imprimer définitivement notre empreinte dans le temps et faire de cette nouvelle terre la propriété inaliénable de son altesse, que nous comprimes que nous avions fait une erreur de jugement presque fatale. Car suite à la pénétration brusque du pique de notre étendard dans cette « terre », s’en suivit un long geignement plaintif, qui nous donna la chair de poule, accompagné d’un séisme soudain. Heureusement nous étions proche de notre embarcation quand ces derniers évènements se produisirent, et nous eûmes, heureusement encore, juste le temps de larguer les amarres, avant que la créature aquatique gigantesque, car c’était de cela dont il s’agissait, sans doute une créature de celles que l’on nomme « Léviathan », une baleine ou quelque autre cétacé faramineux, ne se décide à plonger, à sombrer dans les profondeurs en provoquant quelques vagues, assez monstrueuses elles aussi, qui nous malmenèrent encore d’avantage, nous et le bateau.

 Pascal Dandois

ile3

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05 juillet 2017

Nu numérique (digital) juillet 2017

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04 juillet 2017

Texte de Pascal Dandois et illustration de moi

PASCAL DANDOIS pascal.dandois@orange.fr

Des bouteilles

 

Je balance dans l'océan

Des bouteilles à la mer

Le plus de bouteilles à la mer possibles

Attention, belles et bien signées

Certaines sont remplies de sperme


Je balance des bouteilles à la mer

Qui risquent de ne pas être lues

Peu importe qu’elles soient lues ou non

Ou qui les lira ou pas

Je les balance et les balancerai quand même

Elles risquent de ne pas être lues

Pas parce que l’océan est trop vaste

Et qu’elles ne peuvent que s’y perdre

Mais plutôt parce qu’il y a une overdose

Qu’il y a un embouteillage

De bouteilles à la mer

 

illustration bouteille1Ter

 

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02 juillet 2017

Nus numérique juillet 2017

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"RETOUR" texte de Pascal Dandois que j'ai illutré (juillet 2017)

RETOUR

Même si de prime abord, on pourrait penser, étant donnée cette épave de bateau, comme échouée là depuis excessivement longtemps (mais peut-être devrai-je dire « cadavre » au lieu d’ « épave », tant ces lieux désolés avaient tout de l’endroit mort) même si on pourrait penser, disais-je, qu’il s’agit d’une plage, et les sables dont étaient partiellement recouverts les restes du navire pouvaient en être la preuve, cependant, certainement que cette terre était plus proche d’un désert que d’une côte.

J’ai parlé précédemment « d’épave », voire, de « cadavre », mais il serait sans doute plus judicieux de dire « squelette », vus que ces choses, ces résidus un peu éparses d’embarcation maritime oubliée relevaient en fait plutôt du « fossile ».

Pour autant, un jour, l’endroit ne resta pas stérile, cessa d’être asséché. Car bientôt, comme s’il eut agi d’une marée éloignée à des milliers de kilomètres, restée basse depuis la nuit des temps et revenant enfin, l’eau fit son retour. C’était peut-être une marée basse consécutive de l’arrivée d’un astre, d’une lune lointaine, venue accomplir depuis les fins fonds du cosmos son œuvre d’attraction immémoriale à la suite de révolutions planétaires exceptionnelles.

Bref, la Mer, voire l’Océan revint sur ces étendus désolés et sinistres. Et non seulement il ressuscita le sol sec, mais aussi, ses habitants morts, telle notre épave. Le bateau mort renaquit, se régénéra comme un organisme vivant. Ses pièces, ses éléments, sa structure ; sa coque, son pont, sa poupe, sa proue, ses mats… se rassemblèrent et se ressoudèrent comme sous l’effet d’une cicatrisation inexplicable, les voiles repoussèrent comme de la peau, ou comme si le film de sa décomposition se rejouait à l’envers, ou comme s’il avait été agi d’un énorme cétacé, ou d’un poisson par exemple, qui revenait à la vie et dont les chairs animales repoussaient sur l’armature, sur les arêtes.

De vie il était bien question car non seulement le navire s’était reconstitué voire même réhydraté au fur et à mesure que la mer regagnait du terrain pour qu’il s’y remette à flotter, à y naviguer, mais bientôt, avec, ce fut tout son équipage qui réapparut comme venu de nulle-part ou comme surgissant des fonds des cales du navire qui s’étaient elles aussi remplies de vies, des hommes qui après avoir dormi pendant des siècles et de millénaires, surgirent en criant pour s’emparer des cordages , des voiles, du gouvernail… des marins, des aventuriers, de véritables argonautes en nombre prêts à nouveau à en découdre avec les embruns, et le destin…

PASCAL DANDOIS

illustration bateau1

 

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